Les partisans de la ligne D marquent des points (Article SO)
Par Oui, lundi 3 septembre 2007 - On the Web - #57 - rss
TRAMWAY. --L'association Oui au tram, qui défend la desserte du quadrant nord-ouest par la ligne D, et via la rue Fondaudège, augmente son audience
Les partisans de la ligne D marquent des points
Ils sont sûrs de représenter la majorité silencieuse et ont décidé de se faire entendre. L'association Oui au tram revendique d'ores et déjà quelque 700 signataires pour sa pétition papier et Internet (www.fondaudege.fr). Lancé au début de l'été, ce texte veut être l'aiguillon de la desserte en tramway du quadrant nord-ouest de l'agglomération bordelaise : « Nous souhaitons que la ligne D emprunte la voie la plus directe, depuis la place des Quinconces jusqu'à Eysines-Le Vigean en passant par la barrière du Médoc », assure Eric Leroy, le président de l'association.
Cette option en ligne droite implique un passage du tramway rue Fondaudège, une hypothèse fortement contestée par un grand nombre de ses commerçants, et un franchissement de la barrière qui n'a pas les faveurs des élus du Bouscat.
130 000 habitants. Sur cet axe de la discorde, Oui le tram souhaite faire diminuer la pression de l'automobile et redonner cet espace public aux riverains, piétons et cyclistes. « Les commerces des rues traversées par le tram dans les deux premières phases ont certes souffert pendant les travaux mais ont su reconquérir la clientèle ensuite », assure Laurent Prevost, le secrétaire de l'association.
Plus largement, ce sont les 130 000 habitants des communes du quadrant nord-ouest dont l'association entend se faire le porte-voix. Après avoir organisé une rencontre avec les riverains de la rue Fondaudège au mois de juin dernier, Oui au tram franchira d'ailleurs les boulevards le 20 septembre pour plaider en faveur de la ligne D barrière du Médoc sur la commune du Bouscat. Une dernière rencontre avec les habitants devraient avoir lieu en fin d'année à Eysines. « Cette mobilisation ne me surprend pas », indique Pierre Brana, maire de la ville, terminus possible de cette ligne D.
A l'étude. « Il était compréhensible que les commerçants fassent connaître leur mécontentement au printemps dernier mais il y deux autres catégories, majoritaires, de la population favorables à cette ligne D : les propriétaires, qui voient la valeur de leur bien augmenter, et les futurs usagers, nombreux à la réclamer aujourd'hui », poursuit l'élu, par ailleurs vice-président de la Communauté urbaine chargé des transports. Et c'est bien cet argument qui semble en train de faire mouche. Le tramway permettra aussi aux habitants d'Eysines et du Bouscat d'aller rue Fondaudège, dans le centre-ville de Bordeaux, à la gare Saint-Jean ou sur le campus universitaire sans utiliser leur voiture.
Ces enjeux de déplacement pour l'agglomération et de réduction des émissions de CO2 dépassent, objectivement, la seule question de la desserte de la rue Fondaudège qui n'est pas la seule hypothèse envisagée pour quitter le centre de Bordeaux mais qui se trouve aujourd'hui relancée. Les études que la Communauté urbaine s'apprête à lancer devront préciser les avantages et inconvénients des différents tracés envisagés pour les quelque 35 kilomètres de transport en commun en site propre de la phase 3 (lire ci-contre). Son financement est encore loin d'être bouclé. Le match entre « pro » et « anti » passage du tramway rue Fondaudège ne fait que commencer.
« Il y deux autres catégories, majoritaires, de la population favorables à cette ligne D »
Les partisans de la ligne D marquent des points
| :Jean-Bernard Gilles |
Ils sont sûrs de représenter la majorité silencieuse et ont décidé de se faire entendre. L'association Oui au tram revendique d'ores et déjà quelque 700 signataires pour sa pétition papier et Internet (www.fondaudege.fr). Lancé au début de l'été, ce texte veut être l'aiguillon de la desserte en tramway du quadrant nord-ouest de l'agglomération bordelaise : « Nous souhaitons que la ligne D emprunte la voie la plus directe, depuis la place des Quinconces jusqu'à Eysines-Le Vigean en passant par la barrière du Médoc », assure Eric Leroy, le président de l'association.
Cette option en ligne droite implique un passage du tramway rue Fondaudège, une hypothèse fortement contestée par un grand nombre de ses commerçants, et un franchissement de la barrière qui n'a pas les faveurs des élus du Bouscat.
130 000 habitants. Sur cet axe de la discorde, Oui le tram souhaite faire diminuer la pression de l'automobile et redonner cet espace public aux riverains, piétons et cyclistes. « Les commerces des rues traversées par le tram dans les deux premières phases ont certes souffert pendant les travaux mais ont su reconquérir la clientèle ensuite », assure Laurent Prevost, le secrétaire de l'association.
Plus largement, ce sont les 130 000 habitants des communes du quadrant nord-ouest dont l'association entend se faire le porte-voix. Après avoir organisé une rencontre avec les riverains de la rue Fondaudège au mois de juin dernier, Oui au tram franchira d'ailleurs les boulevards le 20 septembre pour plaider en faveur de la ligne D barrière du Médoc sur la commune du Bouscat. Une dernière rencontre avec les habitants devraient avoir lieu en fin d'année à Eysines. « Cette mobilisation ne me surprend pas », indique Pierre Brana, maire de la ville, terminus possible de cette ligne D.
A l'étude. « Il était compréhensible que les commerçants fassent connaître leur mécontentement au printemps dernier mais il y deux autres catégories, majoritaires, de la population favorables à cette ligne D : les propriétaires, qui voient la valeur de leur bien augmenter, et les futurs usagers, nombreux à la réclamer aujourd'hui », poursuit l'élu, par ailleurs vice-président de la Communauté urbaine chargé des transports. Et c'est bien cet argument qui semble en train de faire mouche. Le tramway permettra aussi aux habitants d'Eysines et du Bouscat d'aller rue Fondaudège, dans le centre-ville de Bordeaux, à la gare Saint-Jean ou sur le campus universitaire sans utiliser leur voiture.
Ces enjeux de déplacement pour l'agglomération et de réduction des émissions de CO2 dépassent, objectivement, la seule question de la desserte de la rue Fondaudège qui n'est pas la seule hypothèse envisagée pour quitter le centre de Bordeaux mais qui se trouve aujourd'hui relancée. Les études que la Communauté urbaine s'apprête à lancer devront préciser les avantages et inconvénients des différents tracés envisagés pour les quelque 35 kilomètres de transport en commun en site propre de la phase 3 (lire ci-contre). Son financement est encore loin d'être bouclé. Le match entre « pro » et « anti » passage du tramway rue Fondaudège ne fait que commencer.
« Il y deux autres catégories, majoritaires, de la population favorables à cette ligne D »


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