L'affrontement continue (Article SO)
Par Oui, vendredi 21 septembre 2007 - On the Web - #59 - rss
TRAMWAY. --Deuxième réunion publique hier soir des partisans d'une ligne D passant par la rue Fondaudège
L'affrontement continue
« C'est le oui ou c'est le non ici ?» demande un homme venu de Bruges à Laurent Prévost. Le secrétaire de l'association Oui au tram répond du tac au tac : « Ici, ceux sont les gens qui sont pour le passage du tram rue Fondaudège, barrière du Médoc et avenue de la Libération. »
Pourtant, les passants pouvaient légitimement se poser la question hier soir. Car le parking débouchant sur l'avenue de la Libération au Bouscat, et sur lequel Oui au tram tenait une réunion publique, a vu deux clans s'affronter. D'un côté, les défenseurs d'une ligne D franchissant la barrière du Médoc en provenance de la rue Fondaudège. De l'autre, les opposants à ce tracé des commerçants pour l'essentiel venus de leur propre chef participer aux débats et qui espèrent voir un autre trajet aboutir, via la rue de la Croix-Blanche par exemple.
« De la provocation ». Dans cet affrontement viril mais correct, tous les moyens sont bons pour rallier de nouveaux partisans. Quand les oui invitent les gens à signer leur pétition et distribuent des formulaires d'adhésion, en face on sort des banderoles. Néanmoins, pas de débordements, mais des discussions houleuses, chaque camp défendant bec et ongles sa position. « Vous dîtes tuer les commerçes ? Mais pourquoi ? », s'exclame Eric Leroy, un partisan du oui. « Vous irez faire vos courses chez nous pendant les travaux du tram ? », demande une commerçante de la rue Fondaudège. Son interlocuteur lui répond : « J'irai ailleurs, oui ». Elle rit jaune : « Et bien, il est là le problème ». Au milieu de ce brouhaha, certains veulent à tout prix éviter le clash : « Pourquoi nous mettre les uns contre les autres ? », demande Pierre Jambon, un pâtissier de la rue Fondaudège, opposé au passage du tram. D'autres, au contraire, sont plus véhéments. « C'est de la provocation », peste Jean-Marc Garcia qui tient boutique barrière du Médoc. Puis, d'une voix posée, il ajoute : « En plus, c'est illégal de faire une réunion, comme ça sur la voie publique sans autorisation ! ».
« C'est nous qui organisons, mais ce sont les non qui en profitent, fait remarquer Laurent Prévost. Nous, on ne s'invite pas à leur réunion ». Après une bonne heure de discussions à même le trottoir, la petite assemblée se disperse. Oui au tram veut organiser, en décembre, une nouvelle réunion à Eysines, qui serait sur le tracé défendu par l'association. D'ici là, leurs opposants ne vont pas baisser pavillon. Communiqué à la main, l'un deux promet : « Nous aussi, on ne va rien lâcher ».
L'affrontement continue
| :Damien Piscarel |
« C'est le oui ou c'est le non ici ?» demande un homme venu de Bruges à Laurent Prévost. Le secrétaire de l'association Oui au tram répond du tac au tac : « Ici, ceux sont les gens qui sont pour le passage du tram rue Fondaudège, barrière du Médoc et avenue de la Libération. »
Pourtant, les passants pouvaient légitimement se poser la question hier soir. Car le parking débouchant sur l'avenue de la Libération au Bouscat, et sur lequel Oui au tram tenait une réunion publique, a vu deux clans s'affronter. D'un côté, les défenseurs d'une ligne D franchissant la barrière du Médoc en provenance de la rue Fondaudège. De l'autre, les opposants à ce tracé des commerçants pour l'essentiel venus de leur propre chef participer aux débats et qui espèrent voir un autre trajet aboutir, via la rue de la Croix-Blanche par exemple.
« De la provocation ». Dans cet affrontement viril mais correct, tous les moyens sont bons pour rallier de nouveaux partisans. Quand les oui invitent les gens à signer leur pétition et distribuent des formulaires d'adhésion, en face on sort des banderoles. Néanmoins, pas de débordements, mais des discussions houleuses, chaque camp défendant bec et ongles sa position. « Vous dîtes tuer les commerçes ? Mais pourquoi ? », s'exclame Eric Leroy, un partisan du oui. « Vous irez faire vos courses chez nous pendant les travaux du tram ? », demande une commerçante de la rue Fondaudège. Son interlocuteur lui répond : « J'irai ailleurs, oui ». Elle rit jaune : « Et bien, il est là le problème ». Au milieu de ce brouhaha, certains veulent à tout prix éviter le clash : « Pourquoi nous mettre les uns contre les autres ? », demande Pierre Jambon, un pâtissier de la rue Fondaudège, opposé au passage du tram. D'autres, au contraire, sont plus véhéments. « C'est de la provocation », peste Jean-Marc Garcia qui tient boutique barrière du Médoc. Puis, d'une voix posée, il ajoute : « En plus, c'est illégal de faire une réunion, comme ça sur la voie publique sans autorisation ! ».
« C'est nous qui organisons, mais ce sont les non qui en profitent, fait remarquer Laurent Prévost. Nous, on ne s'invite pas à leur réunion ». Après une bonne heure de discussions à même le trottoir, la petite assemblée se disperse. Oui au tram veut organiser, en décembre, une nouvelle réunion à Eysines, qui serait sur le tracé défendu par l'association. D'ici là, leurs opposants ne vont pas baisser pavillon. Communiqué à la main, l'un deux promet : « Nous aussi, on ne va rien lâcher ».


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