Le « oui » s'affiche
Par Oui, samedi 15 décembre 2007 - On the Web - #69 - rss
FONDAUDÈGE. --Les défenseurs du passage du tramway dans la rue Fondaudège ont manifesté hier soir, invitant les passants et les opposants à la discussion
Le « oui » s'affiche
Deux semaines après la démonstration des opposants au passage du tramway dans la rue Fondaudège, ce sont ses défenseurs qui sont montés au créneau. L'association Oui au tram organisait, hier en fin d'après-midi, une réunion d'information place Marie-Brizard. Gain écologique, amélioration du cadre de vie et désenclavement des communes du nord-ouest, les défenseurs du rail urbain ont des raisons à faire valoir.
La ligne D n'est pour le moment qu'au stade de l'étude, mais divise déjà les acteurs de cette grande artère routière et commerçante. Les adhérents de l'association, qui avaient prévu boissons et gâteaux, ont à peine eu le temps d'entamer les douceurs que la discussion avec les opposants au tram a démarré sur les chapeaux de roue.
Les arguments sont passés en revue. « Il y a 150 commerces dans la rue, vous voulez tous nous faire crever ! », lance Sophie Collado, propriétaire d'une boucherie. « C'est tout le contraire, répond Laurent pour les ''Oui'', nous voulons doubler le nombre. Avec le tram, ce sera un quartier plus agréable. » « ça veut dire qu'il ne l'est pas ? C'est une offense à ceux qui y vivent ! De toute façon, j'ai l'impression que j'entends Duchène (1) quand vous parlez. » La patronne du Point Nature renchérit. « Pendant les travaux rive droite, j'ai perdu des clients, je tiens mes statistiques ! » Une perte de chiffre d'affaires qui braque la plupart des commerçants. La réponse des défenseurs du projet est plus ambiguë. « Il faut se servir des erreurs du passé en ce qui concerne les indemnisations pour ne pas les reproduire? »
900 signatures. Un peu plus loin, Monique, qui habite le quartier et Nicole, retraitée qui vit près de la barrière du Médoc, devisent. « C'est dommage que cela prenne une tournure politique », se désole la première. Les commerçants devraient chercher à fidéliser leurs clients plutôt que de râler. Dans cette rue, si on ne connaît pas les boutiques, on ne s'y arrête pas. Au moins, avec le tram, ça permet de regarder tranquillement les vitrines et de faire venir les touristes. » Nicole renchérit. « Il ne faudra pas oublier de construire un parking. Les commerçants n'auront qu'à offrir des tickets pour se garer, ça serait vraiment attractif. »
La pétition, qui affichait au compteur avant la manifestation plus de 900 signatures, a recueilli de nouveaux paraphes. « J'habite à Eysines, ajoute Olivier. Je ne prends plus la voiture depuis que je suis à la retraite. Comme le tram s'arrête aux Quinconces, je ne viens jamais par ici. C'est sûr que ça me donnera des idées s'il passe là. » De même, le président de l'association Oui au tram est un Lormontais. « Le passage dans la rue Fondaudège concerne tout un réseau, c'est pour que les Bordelais se déplacent. »
Pour et contre ont bien l'intention de suivre pas à pas l'évolution du projet.
(1) Michel Duchène, adjoint à l'urbanisme et aux transports, élu du troisième canton.
Le « oui » s'affiche
| :Gauvain Peleau-Barreyre |
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La ligne D n'est pour le moment qu'au stade de l'étude, mais divise déjà les acteurs de cette grande artère routière et commerçante. Les adhérents de l'association, qui avaient prévu boissons et gâteaux, ont à peine eu le temps d'entamer les douceurs que la discussion avec les opposants au tram a démarré sur les chapeaux de roue.
Les arguments sont passés en revue. « Il y a 150 commerces dans la rue, vous voulez tous nous faire crever ! », lance Sophie Collado, propriétaire d'une boucherie. « C'est tout le contraire, répond Laurent pour les ''Oui'', nous voulons doubler le nombre. Avec le tram, ce sera un quartier plus agréable. » « ça veut dire qu'il ne l'est pas ? C'est une offense à ceux qui y vivent ! De toute façon, j'ai l'impression que j'entends Duchène (1) quand vous parlez. » La patronne du Point Nature renchérit. « Pendant les travaux rive droite, j'ai perdu des clients, je tiens mes statistiques ! » Une perte de chiffre d'affaires qui braque la plupart des commerçants. La réponse des défenseurs du projet est plus ambiguë. « Il faut se servir des erreurs du passé en ce qui concerne les indemnisations pour ne pas les reproduire? »
900 signatures. Un peu plus loin, Monique, qui habite le quartier et Nicole, retraitée qui vit près de la barrière du Médoc, devisent. « C'est dommage que cela prenne une tournure politique », se désole la première. Les commerçants devraient chercher à fidéliser leurs clients plutôt que de râler. Dans cette rue, si on ne connaît pas les boutiques, on ne s'y arrête pas. Au moins, avec le tram, ça permet de regarder tranquillement les vitrines et de faire venir les touristes. » Nicole renchérit. « Il ne faudra pas oublier de construire un parking. Les commerçants n'auront qu'à offrir des tickets pour se garer, ça serait vraiment attractif. »
La pétition, qui affichait au compteur avant la manifestation plus de 900 signatures, a recueilli de nouveaux paraphes. « J'habite à Eysines, ajoute Olivier. Je ne prends plus la voiture depuis que je suis à la retraite. Comme le tram s'arrête aux Quinconces, je ne viens jamais par ici. C'est sûr que ça me donnera des idées s'il passe là. » De même, le président de l'association Oui au tram est un Lormontais. « Le passage dans la rue Fondaudège concerne tout un réseau, c'est pour que les Bordelais se déplacent. »
Pour et contre ont bien l'intention de suivre pas à pas l'évolution du projet.
(1) Michel Duchène, adjoint à l'urbanisme et aux transports, élu du troisième canton.



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